Portrait du chien Finaud par Nélie Jacquemart

Nélie Jacquemart (1841-1912), Portrait de Finaud, vers 1876. Huile sur toile, 25,5 x 21 cm. Château d’Aulteribe © Reproduction Philippe Berthé / CMN

Œuvres en rapport

À Paris, c'est à la ménagerie du Jardin des Plantes, fondée en 1793, que les artistes apprennent à représenter les animaux, sous la direction de Barye puis de Fremiet. La sculpture animalière prend son essor au XIXe siècle, d'abord favorisée par le développement des zoos, qui révèlent au public des espèces exotiques et se dotent de véritables écoles d'art. On n'hésite pas à commander le portrait de son animal favori, chat d'intérieur ou chien de chasse, aux meilleurs artistes animaliers.

Nélie Jacquemart possède du reste dans sa collection de peinture deux portraits de chien. Son monument funéraire de Nelly Jacquemart-André à la chapelle de Chaalis est éloquent, avec son petit chien couché aux pieds de Nelly Jacquemart-André représentée à demi-allongée et portant une palette, évocation de ses talents de portraitiste.

Ici, le chien Finaud, chien du marquis de Pierre, est représenté dans l’énergique bonhomie du chien en attente d’affection ou de jeu, langue pendante, dans une attitude proche de nos actuels dessins animés, loin des attitudes affutées du chien de chasse (Vente Drouot, 28.02. 2019). Les coups de brosse sont énergiques et souples, rendent avec dynamisme le Yorkshire du marquis.

 

Nélie Jacquemart (1841-1912), Chiens de chasse. Huile sur toile, 116 x 89 cm. Vente Drouot, 28.02. 2019 © Reproduction Philippe Berthé / CMN

Œuvre à la loupe

 

 

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