Saint Michel et un concert d’anges d’Henri-Antoine de Favanne

Henri-Antoine de Favanne (1668-1752), Saint Michel et un concert d’anges. Huile sur toile, 96 x 109 cm. Château d’Aulteribe © Centre des monuments nationaux

Documentation

G. Allain-Bernard, « Nouveaux documents sur Henri de Favanne », Bulletin de la Société de l'Histoire de l'Art français, année 1996.

Cousin de Contamine, Mémoire pour servir à la vie de M. Defavanne, peintre ordinaire du Roy, et recteur de l’académie royale de peinture et sculpture, Paris, chez la veuve de D. A. Pierres, 1753.

Charles-Philippe de Chennevières-Pointel, Louis Étienne Dussieux, Paul Mantz, Anatole de Montaiglon, Eudore Soulié, Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l’Académie royale de peinture et de sculpture, publiés d’après les manuscrits conservés à l’école impériale des beaux-arts, vol. II, Paris, Société de l’histoire de l’art français, 1854.

A. Schnapper, « Musée des beaux-arts d'Auxerre. Deux tableaux de Henri de Favanne », La Revue du Louvre et des Musées de France, 1972, numéro 4-5.

A. Schnapper, « Traces du décor peint par Henri de Favanne (1668-1752) pour le château de Chanteloup », La Revue du Louvre et des Musées de France, 1984, numéro 5-6.

Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue d'exposition, musée des beaux-arts de Tours, 2007.

Œuvres en rapport

Ce dessus de cheminée a été rapproché de l’œuvre du peintre Henri-Antoine de Favanne en raison des grandes similitudes stylistiques qu’il entretient avec d’autres toiles destinées à la décoration du château de Chanteloup, conservée au Palais des Beaux-Arts de Lille ou au musée des beaux-arts de Tours.

Né à Londres, Henri-Antoine de Favanne est tout d’abord destiné à la vénerie, comme son père, premier veneur du roi Charles II d’Angleterre, dont il se prépare à reprendre la charge. Entre Londres et Paris, il effectue une formation dans ce sens, mais affiche un goût de plus en plus prononcé pour l’art. Après une première formation dans l’atelier de René-Antoine Houasse, si profondément marqué par l’art de Lebrun, Henri de Favanne obtient le Grand Prix en 1693, ce qui lui permet de séjourner à Rome de 1695 à 1700, où il se lie d’amitié avec Jean Bouteroue d’Aubigny, secrétaire de la princesse des Ursins.

Agréé à l’Académie Royale en 1701 il est reçu trois ans plus tard comme peintre d’histoire. Favanne travaille ensuite pendant plusieurs années pour la cour d’Espagne, auprès de la princesse des Ursins, puis revient en France en 1714, au moment de la disgrâce de sa protectrice.

Dès son retour en France il s’attèle au vaste programme décoratif du château de Chanteloup pendant au moins trois ans : des peintures sur le mythe de Phaéton pour le salon, sur la vie de Philippe V pour la galerie et sur l’histoire de la Vierge pour la chapelle. D’autres tableaux ont aussi été peints pour le château, détruit en 1823, et il a été suggéré que le tableau d’Aulteribe pourrait avoir fait partie de cet ensemble décoratif. La composition pyramidale, les gestes expressifs des personnages, les effets de raccourci et les corps tourbillonnant font aussi songer à une étude pour un décor plafonnant.

Il participe en 1724 à l’important chantier de décors pour l’Hôtel du Grand Maître à Versailles, aux côtés des plus grands peintres du moment en particulier Jean Restout et Charles-Antoine Coypel. C’est à partir de cette période que la carrière de Favanne au sein de l’Académie devient plus importante, il sera en effet nommé professeur en 1725, puis recteur en 1748. Henri de Favanne expose régulièrement et abondamment au Salon, présentant essentiellement des sujets mythologiques et historiques, mais aussi quelques portraits et paysages.

 

Henri Antoine de Favanne (1668-1752), Les Royaumes de Valence et d'Aragon se rendent à Philippe V, roi d'Espagne, 1714. Huile sur toile, 71 x 102 cm. Lille, Palais des Beaux-Arts © RMN-Grand Palais / image RMN-GP

 

Henri Antoine de Favanne (1668 - 1752), La Chute de Phaéton, 1714. Huile sur toile, 102 x 129 cm. Tour, musée des Beaux-arts © musée des beaux-arts de Tours

Œuvre à la loupe

 

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