La Flagellation du Christ par Jan Gossaert

Jan Gossaert (1478 ?-1532), La Flagellation du Christ. Huile sur bois, 39 x 37,4 cm. Château d’Aulteribe © Centre des monuments nationaux/Benjamin Gavaudo

Description matérielle

Inscription au revers sur étiquette : « le Christ à la colonne par jean Maubeut »

 

Revers du tableau

Documentation

Maryan W. Ainsworth (dir.), La Renaissance de Jan Gossart : L'homme, le mythe et la sensualité - L'œuvre complet, Bruxelles / New York, Fonds Mercator / Actes sud / The Metropolitan Museum of Art, 2010.
Marisa Bass, Jan Gossart and the invention of Netherlandish antiquity, Princeton, Princeton University Press, 2016.
Samantha Heringuez, Entre gothique et antique, l'architecture dans la peinture flamande du XVIe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2019.
Jan Gossaert et le maniérisme flamand, Dossier de l'Art, no 184, avril 2011.

Œuvres en rapport

Jean Gossart, ou Jan Gossaert, dit Mabuse, est né à Maubeuge vers 1478 et c’est pour cette raison qu’il est également connu sous le nom de « Jean de Maubeuge ». Il est un précurseur de ce « style italianisant d’Anvers », qui relie la tradition flamande du XVe siècle, attentive à la représentation précise du réel, à la « manière moderne » italienne, notamment par l’usage de la perspective architecturale. Les débuts de l’artiste demeurent mal connus. Il est inscrit à la guilde de Saint-Luc d’Anvers, son travail se situe dans le droit fil de la tradition gothique et est influencé notamment par Rogier Van der Weyden.

Aujourd’hui peu connu, il est pourtant le premier des maîtres de la Renaissance en Europe du Nord à avoir copié les antiques et vu le travail de Michel-Ange lors d’un séjour à Rome, lequel marque nombre de ses œuvres où le nu domine. A son retour d'Italie, il est un des premiers à oser dessiner des nus mythologiques, et retourne en Flandres vers 1510 où il reçoit de nombreuses commandes de compositions religieuses mêlant la technique des primitifs flamands aux nouveautés de la Renaissance italienne. Ses commanditaires sont prestigieux : outre Phillipe de Bourgogne, il travaille notamment pour Charles Quint, Marguerite d’Autriche et pour le roi du Danemark qui lui passe plusieurs commandes.

La National Gallery et le Metropolitan de New York lui ont consacré une rétrospective en 2011 qui vise à montrer comment le peintre s'impose comme un chaînon précieux entre van Eyck et Rubens.

 

Jan Gossaert (1478 ?-1532), La Sainte famille, v. 1507-1508. Huile sur bois, 46 x 33,7 cm.  New York, The Metropolitan Museum of Art. Open content The Metropolitan Museum of Art.

Œuvre à la loupe

 

 

 

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